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Par anais | 2016-06-08 15:56:39 | 1876 vues | 0 Commentaire

Le 17 juin débarque sur la scène londonienne Baltimore, groupe de rock français qui s’est inspiré des grands groupes des années 90’ pour créer son propre univers. Rencontre.  

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Baltimore, c’est trois copains, dont deux frères, originaires de Clermont-Ferrand. Âgés de 24 à 27 ans, Frédérick, Alex et Franck se sont rencontrés très tôt.

« Frank et moi sommes frères et Alex était notre voisin. Nous avons donc grandi tous les trois ensembles. On est comme une vraie famille en fait, comme trois frères. »

Nous explique Frédérick, le bassiste. C’est donc tout naturellement que le groupe s’est monté.

« Nous avons commencé la musique en même temps, un peu par hasard. Chacun jouait d’un instrument différent,  du coup on a décidé de monter un groupe pour passer du temps ensemble. Tous ce qu’on voulait c’était jouer et rigoler. Dès le début on a composé nos propres morceaux, même si on ne savait pas vraiment jouer. Mais on a appris et évolué. Puis les choses se sont emballées ! On a commencé les concerts, qui ont reçu de bonnes critiques, ça nous a lancé dans un premier enregistrement, puis un autre… »

Ca fait maintenant huit ans que nos trois Clermontois jouent ensemble, Frédérick à la basse, Frank au chant et à la guitare et Alex à la batterie. 

Comment décrierez-vous l’univers Baltimore ?

« Pour nous, on fait du rock au sens large. Tantôt pop, tantôt grunge.  On écoute énormément de groupes des années 90s et tous ceux qui ont découlé des Pixies et de Nirvana. Et bien Baltimore, c’est un mélange de tout ça. On est un croisement de la scène américaine et la scène anglaise. On s’est inspiré de tout ce que l’on aime, pour créer notre propre identité. »

Baltimore justement, pourquoi ce nom ? 

« Au début, on s’appelait Gadwin. Mais après six ans, plus de 150 concerts, un album et deux EPs, on a grandi et évolué. On a décidé de changer de nom pour marquer ce nouveau départ. On cherchait donc un nom facile à retenir et Baltimore est ressorti du lot, par sa symbolique aux Etats Unis. C’est une ville au statut indépendant et c’était une porte d’entrée pour les immigrés au temps de la colonisation. Ça nous correspondait bien et quelque part, les gens ont l’impression de déjà connaître. Même si ce n’est pas très malin pour le référencement sur le web… »  

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Pour le moment vous priorisez le développement du groupe sur la scène anglophone, quelles sont les différences avec le public français par exemple ?

« Les anglophone sont plus ouvert à notre style de musique car il est plus courant. Ici, les médias nationaux et indépendants sont nombreux à le diffuser, il y a une vrai culture musicale, un vrai marché et donc beaucoup plus de lieux de diffusion. Et puis, l’Angleterre est une terre de rock, si on est crédible ici, on est crédible partout. Du coup, il est plus difficile de s’y imposer, surtout en n’étant pas anglais, mais il y a une vrai curiosité, une envie de toujours découvrir de nouveaux groupes, c’est dans leur culture. On ne retrouve pas ça en France. »

Leur prochain album, intitulé « Tigers of the Year », devrait sortir pour la rentrée prochaine. Il inclura les quatre titres de leur précédent EP « No Panic », qui est actuellement disponible, et dix de leur nouvelle composition. Et c’est un album qui a voyagé. Pour l’enregistrement, Baltimore est parti pour Oxford, au Courtyard Studio, où Radio Head, Supergrass et Stereophonics, pour ne citer qu’eux, sont passés. La finalisation, elle, s’est faite de l’autre côté de l’Atlantique, à New-York. 

« On est allé à Oxford pour trouver un savoir-faire et un son que l’on n’a pas en France. Ici, nous n’avons pas besoin d’expliquer, ils savent. Quand on leur cite des groupes, ils connaissent, voir même ils ont travaillé avec. Nous nous étions fixés comme objectif de réaliser un album en mobilisant des compétences extérieures reconnues internationalement et en phase avec notre identité artistique. On a donc regardé qui avait réalisé les albums récents que l’on aime et le nom d’Ian Davenport est ressorti. On l’a contacté au culot et ça a de suite collé. Alors quand il nous a proposé de venir enregistrer dans le studio qui a reçu tous ces grands noms, on n’a pas hésité. Quand on est arrivé, on a été accueilli par Richard Walsh, manager de Radiohead, qui nous a dit « vous êtes au meilleur endroit pour faire du rock ». On était dans un rêve. Quant à New-York, ça a été la cerise sur le gâteau. Pour la finalisation, Ian a contacté Emily Lazar, première femme nominée dans sa catégorie aux Grammy Awards. Elle n’est pas connue du grand public mais elle a travaillé avec les plus grands comme Bowie, Dylan, Sia, Bjork...  Et elle a accepté. Tout ça nous paraissait tellement improbable. Mais nous y voilà ! Nous avons un album auto-produit avec une production de major. »

Comment se passe la composition ? Est-ce que vous travaillez ensemble ou plutôt séparément ? 

« Généralement c’est Frank qui nous propose une ligne de chant ainsi que la base de la chanson couplet/refrain. On travaille ensuite tous ensemble pour finaliser le morceau. Pour trouver les paroles, je me sers de cette ligne et du « yaourt », tout en essayant de conserver les sonorités de base quitte à favoriser la musicalité d’un mot plutôt que son sens. Ensuite on enregistre une démo et Frank boucle la chanson en travaillant les arrangements. » 

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Qu’est-ce qui vous inspirent vos chansons et vos textes ? 

« Globalement, les groupes que l’on écoute, notre envie d’avancer et de faire toujours mieux.  On veut partager notre énergie et ce sentiment que l’on éprouve quand on écoute les groupes que l’on aime. Pour les textes, c’est notre état d’esprit du moment, avec nos doutes, nos peurs, notre rage, nos envies. »

De quoi parlent vos textes ? 

« De révolution, de mensonges, d’indifférence, du jugement d’autrui, d’injustice, de solitude, de colère. Que le monde est généralement triste et qu’on ne le changera pas. Qu’on peut très bien décider d’être la meilleure des personnes possible ou au contraire, un vrai égoïste, mais s’assumer. L’important, c’est d’être épanouie personnellement et de se demander ce que l’on veut vraiment. On ne raconte pas forcément une histoire, on essaie plutôt de faire passer un sentiment, comme dans un rêve. Ce n’est pas toujours cohérent mais ce que l’on ressent, ce sont des choses vraies. » 

Qu’est-ce que ça représente pour vous de venir jouer à Londres

« C’est un rêve supplémentaire qui se réalise. Comme je l’ai dit tout à l’heure, l’Angleterre est la terre du rock et pour nous, c’est comme jouer en terre promise. On espère que ce sera le début d’une nouvelle étape pour Baltimore. D’autres concerts devraient avoir lieu à Londres et en Angleterre avant la fin de l’année. S’imposer en tant que groupe français en Angleterre serait génial. Je me souviens lors du premier contact avec notre attaché de presse, il pensait que nous étions américains. Lorsqu’on lui a dit qu’on venait de France, il nous a répondu en rigolant qu’on allait oublier de le préciser dans la bio. Ici, on a tout à prouver et ça, ça nous motive. »

Alors ne manquez pas le premier concert londonien de Baltimore le vendredi 17 juin au Black Heart, à Camden. Réservations et renseignements ici

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