TransferWise-French-Britian--Static-Banners-728x90
Par anais | 2016-06-30 11:51:41 | 1827 vues | 0 Commentaire

Après être passé par les coulisses, nous sommes allés voir le rendu final du Médecin malgré lui, mis en scène et joué par la compagnie Exchange Theatre. Et l’on n’a pas été déçu ! Jusqu’au 13 juillet au Drayton Arms.

le_medecin_malgré_lui.jpg

Crédit photo : Ulysse Beauvois

Entre les news du moment et ce temps morose, on a bien besoin d’un peu de divertissement pour se changer les idées. En ce moment et jusqu’au 13 juillet, se produit sur les planches du théâtre du Drayton Arms Le Médecin malgré lui, interprété par la compagnie Exchange Theatre. 

Écrite par Molière, cette pièce raconte l’histoire farfelue de Sganarelle (David Furlong), un ivrogne qui fait vivre un véritable enfer à sa pauvre femme Martine (Jacqueline Berces). Lasse de tout ça, elle décide de se venger en faisant passer son mari pour grand médecin, qui ne peut cependant travailler que s’il est battu avant. Embauché pour guérir Lucinde, une jeune fille qui se fait croire muette afin d’éviter un mariage qu’elle ne souhaite pas, notre Sganarelle va se voir emporté bien plus loin qu’il ne le pensait par toute cette mascarade. Est-ce que les miracles existent vraiment ?

the_doctor_press_4.jpg

Traduite et mise en scène par David Furlong, car elle se joue aussi en version anglaise, cette farce nous fait passer un vrai bon moment. Mise au goût du jour, elle nous entraîne entre ses scènes comiques aux musiques pop et ses quelques scènes plus mélodramatiques, bercées par des sons plus doux et profonds. Car même si Le Médecin malgré lui est une pièce comique, elle aborde certains sujets plus sérieux, tels que le mariage forcé ou la violence conjugale. Mais qu’importe le ton de la scène, la mise en scène réussi à chaque moment à nous transporter dans son univers.

the_doctor_press_2.jpg

Car nous ne sommes pas qu’un simple public plongé dans le noir. Ici, nous sommes spectateurs au sein même de la pièce. Plusieurs partis pris par David Furlong donnent un coup d’éclat à la pièce, comme Martine, femme de Sganarelle, qui devient un genre de magicienne, guidant et intervenant dans la pièce pour que celle-ci se déroule selon son plan. Il y a aussi un vrai côté lyrique, notamment entre les personnages de Lucinde, jouée par Anita Adam Gabay et son amant Léandre, interprété par Léo Elso, qui apporte ce léger côté doux et attachant à cette pièce.

the_doctor_press_1.jpg

C’est donc huit personnages que nous croisons : Lucinde, la jeune fille,  Léandre son amant, Sganarelle, Martine, la nourrice Jacqueline (Fanny Dulin), la mère de Lucinde, Géronte (Yanouchka Wenger Sabbatini),  Valère (Léo Elso), le domestique et Lucas, mari de jacqueline et domestique de Géronte (Matt Mella). Tous aux caractères si décalé, que nous ne pouvons que les apprécier. 

La compagnie nous fait ici redécouvrir avec brio l’univers de Molière, version XXIe siècle. La mise en scène et les personnages sont un vrai régal, le spectacle est frais et ponctué de petites surprises qui vous mettrons forcément en joie ! Bref, une réussite à ne pas manquer, que vous soyez francophile ou plutôt anglophone.

Infos : Tickets £14. Jusqu’au 13 juillet à 20h au Drayton Arms, 153 Old Brompton Road, SW5 0LJ. Réservations ici

A lire dans la même catégorie: Reportage

A lire les dernières publications


Ajouter un commentaire :

Title:
Nom / Prénom / Pseudo:
Email: Votre adresse email ne sera pas affichée
Commentaire: