TransferWise-French-Britian--Static-Banners-728x90
Par anais | 2016-05-23 12:28:58 | 2240 vues | 0 Commentaire

Artiste parisien, Londres était pour William la meilleure place où faire vivre et évoluer sa musique. Entre concerts, rencontres et enregistrements, William nous raconte comment venir ici a été un véritable tremplin. Rencontre.

william_2.jpg

William, ou Ewood de son nom de scène, a 29 ans. Londres et lui, c’est une histoire qui dure depuis un petit moment. Depuis 2013, il y effectue plusieurs courts passages afin de prendre la température. 

« J’ai toujours eu des facilités en anglais, donc venir ici était plutôt simple. Quand j’y ai fait mon premier séjour linguistique, je suis littéralement tombé amoureux. Son ambiance, son énergie m’ont tout de suite séduit. À l’époque je voulais finir mes études. Mais j’ai toujours gardé dans un coin de ma tête que j’y reviendrai pour m’y installer. »

Et c’est chose faite. Voilà sept mois que William a posé pour de bon ses bagages. Un départ longuement préparé.

« Chaque aller-retour que j’effectuais était un moyen d’analyser comment se passait la vie à Londres. J’y ai rencontré beaucoup de monde qui m’ont bien conseillé. Ça m’a permis de savoir dans quoi je m’embarquais, éviter les problèmes que l’on peut rencontrer quand on part à l’arrache. »

Et donc, pourquoi Londres ?

« Dans la vie, je marche au feeling. Ici, il y a une telle énergie, c’est inexplicable. Et artistiquement, c’est ici que tout se passe ! La musique et l’art en général sont naturels chez eux, depuis qu’ils sont à l’école on leur apprend tout un tas d’instruments, de pièces de théâtre. Nous, on a le savoir-faire gastronomique et le monde entier vient pour ça, et bien eux, ils ont la musique. Et puis ma seconde passion c’est le théâtre. Ici c’est toute une institution, c’est la ville parfaite pour s’y remettre. »

Et son départ a été définitif lorsque quelqu’un le repère sur Internet et lui propose de présenter ses chansons dans une émission de radio « Saturday Prime Time with Nana et Emma ». C’est alors que tout s’enchaîne : plateau télé, interviews et concerts.

«  Ces émissions m’ont permis de me faire pleins de contacts et de rencontrer toute mon équipe que j’ai aujourd’hui. J’ai même pu faire des concerts au Portugal. C’est ça que j’aime le plus à Londres, le fait que l’on t’offre des opportunités pareilles et inattendues. Ici on te donne la possibilité de montrer ce que tu as et ce que tu vaux. Si tu es capable de faire ce qu’on attend toi, qu’importe le domaine, on se fiche de ton diplôme ou de tes études. »

Justement, qu’est-ce que tu aimes dans Londres ?

« D’un point de vue artistique, c’est que quand tu es artiste en France, on te demande souvent de te spécialiser. Soit danseur, chanteur ou acteur. Ici tu peux tout faire sans avoir à te justifier. Il y a aussi le fait qu’on soit clair et net avec toi. On te donne ta chance mais si ça ne va pas, on te le dit de façon direct. Le vrai point fort, c’est que les artistes sont plus considérés ici. On ne voit pas seulement ça comme un passe-temps et ça se ressent autour de nous. Le public et les gens en général sont un peu plus attentifs, car les artistes sont mis en avant. Sinon, au quotidien, j’aime le fait qu’on ne différencie pas le dimanche avec les autres jours de la semaine. Il n’y a pas un seul moment où tu cherches quoi faire, c’est toujours vivant. Tu as même le problème d’avoir trop de choix d’ailleurs ! »

Ce que tu lui reprocherais ?

« La vie coûte très, très chère. Il faut s’accrocher. Et c’est encore pire quand on est artiste. C’est pourquoi je recommande vraiment de se préparer avant de partir. Si tu viens pour du long terme, économise pendant six mois voire même un an, afin d’éviter de te retrouver dans des situations rocambolesques. Poser le maximum de questions à des français déjà sur places depuis un moment, pour les choses administratives par exemples, le prix des loyers selon les quartiers etc. S’éviter au mieux les problèmes qui pourraient gâcher votre arrivée. Pour les artistes, n’hésitez pas à vous trouver des petits jobs à temps partiel, comme dans un call center, dans un pub ou même donner des cours de français. Ça permet de pouvoir payer son loyer tout en ayant le temps de se consacrer à son art. Tout ne pas va arriver comme ça, du jour au lendemain, mais si tu te donnes à fond et que tu crois en ce que tu fais, ça paiera. »

En ce moment, William travaille d’arrache-pied sur son premier album « Truth Or Dare », qui devrait sortir à la rentrée prochaine. Un album pop soul tout en anglais. Son inspiration, il la tire des plus grands artistes britanniques, Emilie Sandé, Ed Sheeran, Adele, Amy Whinouse… Ceux qui te font vivre leurs histoires comme si on y était. Et c’est précisément ce que nous raconte son album, aux textes personnels qui relatent sa propre vie, les moments durs ou joyeux qui nous font vivre et avancer.

« Le concept de cet album, c’est le noir et blanc. Car les émotions que je raconte ne sont pas de demi-mesure, elles sont blanches ou noires, toujours profondes. Dans mes textes, je me livre au public. J’ai envie de partager avec eux, sans artifices, pouvoir leur faire ressentir quelque chose de vibrant. »

C’est pourquoi fin juin sortira sur internet un documentaire nommé « Ewood - for the Record » qui dévoilera l’année passée de William, son travail, ses concerts, la préparation de son album, les backstages…  Pour les mois à venir, la priorité est de finir les enregistrements, jouer en concert et partir en tournée. 

« Londres aura été un vrai tremplin. J’ai encore du mal à réaliser tout ce qui m’est arrivé. J’ai pu jouer au Troubadour, qui est une salle mythique londonienne où de nombreuses légendes de la musique ont foulé la scène, faire une télé anglaise… Ce sont des moments tellement forts que je ne regrette pas les sacrifices que j’ai parfois dû faire. Je suis quelqu’un d’acharné, je savais qu’un jour ou l’autre ça paierait, mais aujourd’hui c’est au-dessus de toute mes espérances. Et même si je suis dans un moment de ma carrière où je dois charbonner sans rien lâcher, je suis épanoui ici. »

Ne manquez pas Ewood en concert le 5 juillet prochain au Bedroom Bar. Et pour découvrir ses musiques, rendez-vous sur sa page Facebook ou Youtube @ewoodmusic.

A lire dans la même catégorie: Portraits

A lire les dernières publications


Ajouter un commentaire :

Title:
Nom / Prénom / Pseudo:
Email: Votre adresse email ne sera pas affichée
Commentaire: