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Par anais | 2016-01-15 16:26:18 | 1974 vues | 0 Commentaire

Tout juste dix jours que Thomas a posé ses valises dans la capitale, après avoir pris un congé sabbatique d’un an. Ce voyage, il l’attendait depuis longtemps et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il commence sur les chapeaux de roues. Nous l’avons rencontré dans le quartier Bethnal Green autour d’un verre au pub The Dundee Arms.

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Thomas à 32 ans et est originaire de la région strasbourgeoise. Assistant de direction chez Tryba en France, c’est aussi un féru de voyage. 

« Ça fait dix ans que j’ai envie de voyager, sur du long terme, dans un pays. À l’époque je rêvais de faire Erasmus, mais je suis parti dans d’autres études. J’ai déjà fait plusieurs voyages en Guadeloupe, au Vietnam, à New-York, en Irlande… Et j’ai pris le virus. Mais c’était toujours le temps de quelques jours ou quelques semaines. Et puis le temps a passé et un jour je me suis dit : si je ne le fais pas maintenant, je ne le ferai jamais. Alors voilà, j’ai posé mon congé et me voilà. »

Pourquoi le choix de Londres ?

« Je voulais un pays anglophone pour apprendre une nouvelle langue. Comme je maîtrise très bien l’allemand, je souhaitais vraiment améliorer mon anglais. L’année dernière je suis allé à New-York, que j’ai beaucoup aimé mais il y a toute une galère avec les visas. J’étais déjà venu à Londres plusieurs fois en vacances et j’avais adoré. Si jamais ça ne devait pas marcher c’est facile de revenir. Et puis surtout je peux faire venir mes amis ! »

Son arrivée, il n’est pas prêt de l’oublier. Avant de partir, Thomas avait trouvé un premier petit boulot de commercial ainsi qu’un premier logement temporaire sur Easyroommate, le temps de trouver ensuite sur place. Malheureusement pour notre strasbourgeois, il fait lui aussi parti de ces expatriés tombés sur une arnaque.

« Une histoire à dormir debout. Je suis arrivée à l’appartement le lundi soir avec toutes mes valises et…Personne. J’ai essayé de contacter la dame qui au bout d’un moment m’a expliqué qu’elle était à l’hôpital et que sa fille viendrai me donner les clefs demain. Je suis donc revenu le mardi et cette fois sa fille m’apprend qu’elle est dans le coma. Difficile de réagir dans ce genre de situation délicate mais je sentais le truc louche. J’ai donc appelé l’hôpital où elle était censée être hospitalisée et il n’y jamais eu de patient de ce nom-là. J’ai donc cherché un Airbnb en urgence et dit adieu à mon déposit. Quant au job, l’ambiance était très à l’américaine où tout ce qui comptait c’était les résultats, le nombre de contrats vendus, alors que l’on travaillait pour des associations caritatives. C’était complétement dingue ! Du coup j’ai aussi laissé tomber.»

Un départ un peu compliqué donc. Mais comme toujours à Londres, les aléas du début se règlent toujours très vite. Aujourd’hui Thomas vit dans une colocation à Norholt, en zone 5, avec une cinquantenaire et a réglé tous les tracas administratifs : téléphone, banque, NIN… Ne reste plus que le travail. Car c’était là son objectif : gérer tout ça avant même de partir à la découverte de Londres.

« Pour être honnête, c’est le premier pub dans lequel je rentre. J’ai déjà fait tous les endroits touristiques lors de mes premiers voyages donc je connais un peu et je sais qu’il y a beaucoup, beaucoup de choses à voir. Mais même si je ne me suis pas beaucoup baladé, je vois déjà que Londres est une ville super. Ca a beau être grand, tu te sens en sécurité. Les gens sont hyper avenants et très patients quand il s’agit de te comprendre. Ce qui m’a un peu surpris, c’est qu’ils sont plutôt renfermés dans le métro mais pourtant très poli. »

Et malgré ses mésaventures, Thomas reste toujours motivé. Comme il dit, voyager ne peut que t’apporter de bonnes choses, même dans les mauvais moments. 

« Avant de partir mon patron m’a dit "les gens qui réussissent ont tous pris des risques avant". En France j’avais mon confort, mon cadre de vie. Ici c’est "à la one again" et c’est au final très formateur car tu apprends à gérer des situations que tu n’as sûrement pas connues avant »

Pour le moment, Thomas a pour ambition de rester ici un an, en travaillant dans sa branche ou en tant que serveur puis de rentrer, comme le prévoit son congé. Mais l’idée de rester ici lui trotte déjà un peu dans la tête.

« Si j’ai l’envie de rester, je reste. À vrai dire, bien que pour le moment je me concentre beaucoup sur mes recherches de job, je compte me laisser vivre et voir ce qui vient. Et puis pourquoi pas retenter New-York plus tard ? »

N’hésitez pas à aller faire un tour sur son blog ici, où Thomas vous raconte, toujours très drôle, toutes ses aventures (et mésaventures) londoniennes. Et si jamais vous avez besoin d’un assistant de direction dynamique et bilingue allemand vous pouvez envoyer vos offres à [email protected]

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