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Par anais | 2016-06-20 16:41:38 | 1954 vues | 0 Commentaire

C’est pour rejoindre son copain et faire avancer sa carrière que Pascaline a quitté la Malaisie pour venir s’installer à Londres. Tombée amoureuse de cette ville, elle nous raconte ses six premiers mois dans la capitale anglaise.

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Originaire de Toulouse, Pascaline se définit comme citoyenne du monde. A 23 ans, elle a déjà visité les quatre coins de la planète. Pour ses études et par passion, elle est notamment passé par la Nouvelle-Calédonie, l’Australie, la Corse, les États-Unis, la Belgique, le Japon, l’Indonésie ou encore la Malaisie.

« Mon père avait un métier qui nous faisait souvent déménager. J’ai donc beaucoup voyagé avec eux et quand j’ai été assez grande pour partir de moi-même, je n’ai pas hésité. Quand il a fallu choisir une ville où faire mon master en hôtellerie internationale, j’ai eu envie d’un truc bien dépaysant. J’ai vu Kuala Lumpur, j’ai dit ok, j’y vais. Je ne savais même pas où c’était sur une carte, autant dire que le dépaysement a été total ! Ca a été un peu difficile, mais j’ai adoré.  Grâce à ça, j’ai pu voyager au Japon, en Thaïlande, me faire un road-trip en Indonésie. J’aime voyager, vraiment. » 

Mais Londres et elle, ça ne date pourtant pas d’hier. Venue plusieurs fois pour y écrire sa thèse, elle y passera deux mois d’été avant de repartir finir ses études en Malaisie. 

« C’est à ce moment-là que je suis tombée amoureuse de cette ville. Je me disais woaw, il y a plein de choses à faire ici, des gens viennent de partout, je dois venir y vivre ! Comme je cherchais un travail pour après mes études, j’ai répondu à une annonce dans un hôtel de luxe londonien, sans trop d’attentes. Londres me tentais mais pas pour tout de suite. Mais comme l’hôtel m’a embauché et que mon copain vivait ici, ça m’a décidé à venir. Si je n’avais pas eu de travail et de connaissances sur place, je ne serais probablement pas venue. Londres est une ville très chère et c’est toujours bien d’avoir des plans en arrivant. »

Le 30 décembre, Pascaline pose ses bagages à Bromley-by-Bow et commence donc son travail au W, dans le quartier de Soho. Qu’est-ce que tu aimes à Londres ? 

« Que les gens viennent de partout. J’ai rencontré des vénézuéliens, des australiens, des argentins… La mode aussi, ici je me régale. Tu peux vraiment être qui tu veux, rien ne pose problème. Depuis que je suis ici, ma garde-robe a bien changé, mes parents n’en revenaient pas. C’est ça Londres pour moi : la ville du changement, de la tendance. Il y a un tel mélange de culture, qu’ils sont toujours en avance sur nous. Il y a des concepts de bars que je n’avais jamais vus ailleurs, comme The Alchemist, un bar où tu crées toi-même ton cocktail, comme un scientifique, c’est génial. C’est une ville qui ne dort jamais. Qu’importe le jour et le quartier, tu as toujours quelque chose à faire de ta soirée. Et puis il y a une grosse culture du pub et du collègue de travail. Dès que tu as fini, tu sors avec eux, c’est très friendly dans les entreprises. Et puis tu as beaucoup trop de trucs à faire. En six mois j’ai dû voir quoi, un dixième de la ville ? Pourtant j’en fais des choses avec mon métier. Tu ne peux pas t’ennuyer. »

Le week-end parfait pour Pascaline : un bon brunch, un musée et finir avec un plat de fromage charcuterie. 

« Comme il y a beaucoup de français, il y a tout un tas de restaurants qui servent des spécialités de chez nous et ça, ça fait du bien de temps en temps ! On n’est pas totalement perdu en arrivant ici. Mais après six mois, je me rends compte que ce n’est pas si facile de s’intégrer aux anglais. Car ils font tout à l’envers. » 

Qu’est-ce qui ne te plaît pas justement ici ?

« Le loyer, leur système de santé qui est vraiment nul et le temps. Moi qui était habituée au soleil, là le gris, c’est déprimant. Et puis j’ai remarqué qu’il y a avait deux vies à Londres. Celle de jour, où les gens sont plutôt stressés, distraits et distants. Heureusement que vient la nuit, là c’est autre chose, ils se lâchent complètement ! » 

Tes endroits préférés ?

« J’adore le quartier de Shoreditch. C’est un ancien quartier industriel aujourd’hui très « hipster », très street-art, avec pleins de boutiques indépendantes et de bars qui font des concerts lives. J’adore. J’aime bien aussi Clapham mais globalement je préfère l’est, c’est moins posh et il y a moins de français. Et Neal’s Yard, vers Covent Garden. C’est un petit endroit caché, très coloré, plein de restaurants et de boutiques. »

Bien qu’elle aime cette ville, notre voyageuse ne se voit pas y rester plus d’un an et demi. L’envie de bouger et de découvrir le reste du monde commence à se faire sentir. 

« Pour moi Londres est une ville de transition. Je ne m’y vois pas y rester sur du long terme. Ici tu peux tout apprendre, tout avoir. Tu peux changer de carrière tellement vite, tu as la possibilité d’évoluer beaucoup plus rapidement qu’ailleurs. Et ce n’est pas ton âge qui fait ton poste mais ta détermination. Venir ici a été un tremplin pour moi et ma carrière mais je ne me vois pas y faire ma vie. Après un an, un an et demi, j’aimerai changer de continent, tenter l’Argentine ou la Nouvelle-Zélande. »

Qu’est-ce que ça t’apporte de vivre ici ?

« J’ai gagné en confiance en moi. On ne te critique pas, on te pousse au contraire à être ce que tu es. Ça m’a encore plus ouvert l’esprit, car en venant vivre ici, tu ne dois pas t’adapter à une mais à plusieurs cultures. C’est expérience hyper positive et c’est une chouette ville. Si j’avais des conseils à donner, c’est d’avoir un job avant de partir car ceux que tu trouves sur place, comme serveurs, avec le salaire que tu auras c’est plus de la survie, la vie est vraiment chère. Mais c’est la ville du « qui ne tente rien n’a rien » et puis, même si c’est proche de la France, ça reste un bon dépaysement  pour pas cher. » 

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