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Par elise | 2014-05-13 16:30:55 | 2264 vues | 0 Commentaire

Arrivée tout droit de Montpellier, Maureen a quitté le sud il y a déjà quatre mois pour venir faire un stage à Londres. Passionnée par les langues et douée pour la traduction, la jeune femme resterait volontiers dans la capitale pour en faire son métier. Son stage vient de se terminer, et elle n’a nul envie de rentrer. Rencontre.

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Crédits photo: Elise Dherbomez

Maureen est une jeune femme souriante et positive. Le stage pour lequel elle est venue sur Londres ne lui plaisait pas tant que cela, mais n’en parlons plus, elle a retrouvé sa liberté et est rayonnante. Elle sait qu’elle peut désormais consacrer son temps à la recherche d’un emploi qui lui correspond plus. Traductrice, c’est ce dont elle rêve. Maureen parle trois langues, aime en apprendre de nouvelles et se souvenir d’un mot qu’elle a croisé dans un livre ou entendu dans une chanson. En ce moment, la Montpelliéraine s’essaie au russe.

« Mes langues de travail sont le français, l’anglais et l’espagnol. J’ai des bases d’italien, d’hindi et je peux lire le portugais. Je commence par apprendre les bases et un peu de vocabulaire dans des livres, puis je lis et j’écoute beaucoup des chansons. L’hindi m’est venu à force de regarder des films de Bollywood. Ce sont des films très expressifs et, d’un film à l’autre, le même vocabulaire revient souvent. »

Son stage de fin d’études enfin terminé, Maureen va pouvoir se lancer dans la recherche d’un travail, et la Française souhaite de tout cœur rester Londonienne.

« Ce qui me plaît ici c’est la mentalité des gens, plus ouverts d’esprit, plus polis, plus accueillants… La première fois que je suis venue à Londres c’était en 2010. Nous nous étions un peu perdus en nous rendant au British Museum et quelqu’un a accepté de nous aider alors qu’il était visiblement pressé. Même à Montpellier, alors que la vie y est quand même plus décontractée, les gens ne s’arrêtent pas, bien qu’ils soient en chemin pour aller à la plage. Je rentrerai peut-être quand je serai à la retraite, pour avoir la plage tout près. »

Outre l’hospitalité des Britanniques, Maureen adore leur accent. C’est dans un sourire qu’elle évoque ce trait particulier des Londoniens. De toutes les langues qu’elle connait, l’anglais est la langue que la Française affectionne le plus.

« J’ai toujours aimé les langues. Depuis toute petite j’ai toujours entendu des chansons en anglais à la maison. Mon papa écoutait souvent Mickael Jackson. Je chantais les paroles justes sans m’en rendre compte, sans savoir ce que ça voulait dire. Et j’ai eu la chance de commencer à apprendre l’anglais en CE2. »

Maureen vit dans l’ouest de Londres dans une colocation qu’elle a dégottée en un peu plus d’une semaine en janvier dernier. Son petit ami, Jordan, vit lui aussi à Londres. Le couple s’est rencontré à Birmingham quand Maureen y effectuait son erasmus. Ensemble, ils aiment partir à la découverte de cette autre Londres, à l’ouest, plus calme, moins touristique, et pourtant tout aussi active.

Sans surprise, le top 3 de la Française s’en ressent :

  • Shepherd’s Bush, « pour le centre commercial Westfield, le plus grand d’Europe. Il y a beaucoup de restaurants et de magasins, j’adore ».
  • Le quartier de la City, Bank, London Bridge, le Globe, St Paul…
  • Ealing Broadway, « parce que ce quartier possède toutes les caractéristiques de ce que j’aime à l’ouest : calme et actif à la fois ».

Quand on interroge Maureen sur ce qui pourrait lui arriver de mieux à Londres, elle répond qu’elle aimerait beaucoup être embauchée dans une agence de traduction en tant que traductrice professionnelle. Pendant son stage, elle était plutôt chargée de la gestion des projets de traduction, ce qui ne lui plaît pas autant.

« Je ne suis pas sûre que cela marche tout de suite pour moi, alors je vais aussi viser le tourisme. J’adore la traduction écrite mais ça peut être isolant. Le tourisme c’est de la communication orale en live. Ça m’appelle. Je ne sais pas si ça va me plaire mais je me dis pourquoi pas ! »

Alors peut-être cet été croiserez-vous Maureen un petit parapluie dans la main, suivie par un petit groupe de Français, d’Espagnols ou d’Italiens : « Sur votre droite messieurs dames, la cathédrale St Paul ». Ou bien en fera-t-elle autant dans un bus aux côtés du chauffeur, ça lui plairait bien. 

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