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Par anais | 2016-02-15 14:38:03 | 1753 vues | 0 Commentaire

Venue ici pour ses études de droit, Léopoldine profite autant qu’elle peut de cette ville qui a été une véritable révélation. Rencontre avec cette future avocate pour qui Londres n’a pas toujours été de tout repos.

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Léopoldine a 21 ans et nous vient de Grenoble. Depuis six mois elle étudie le droit du commerce international à la City University. Son objectif : améliorer son anglais pendant un an et décider si elle reste ou non. Mais Londres n’était pas vraiment son premier choix.

« Je m’étais toujours dit que je partirai faire mes études ailleurs mais j’étais plus États-Unis. Puis je suis venue à Londres pendant trois mois faire une école de langue et ce fut une révélation. Il y a une telle ouverture d’esprit et une diversité culturelle. C’est clairement une ville pour faire plein de choses que tu ne ferais nulle part ailleurs. Et je recommande l’école de langue. C’est une super expérience où l’on rencontre pleins de gens différents et qui nous pousse à sorti de notre cocon. C’est top.  »

Et sa vie à Londres, elle la vit à 100 à l’heure. Car à côté de ses cours Léopoldine fait du bénévolat avec sa fac pour aider des start-up et au sein d’une maison de retraite, travaille chez Vivano, fait du sport et compte bien reprendre des cours de musique. Mais une expérience à Londres ne serait pas complète sans son petit hic. Et pour notre Grenobloise, il est plutôt de taille.

« J’avais trouvé un appartement vraiment au top à partager avec une femme d’une trentaine d’année. Sur le papier tout était niquel. Mais il s’est avéré qu’elle est complétement folle. Ça a commencé par vérifier tout ce que j’achetais, puis carrément manger mes provisions. Elle venait me parler dans ma chambre à des heures pas possible et l’ambiance était de plus en plus bizarre et pesante. Un jour elle a carrément pété un câble, elle m’en a mis plein la tête et voulait que je parte, mais avec mon contrat je ne pouvais pas. C’était de pire en pire et un jour j’ai craqué, j’ai fait mes valises et je suis partie chez une amie. Aujourd’hui je me retrouve à payer deux appartements parce qu’elle refuse que quelqu’un me remplace, elle a changé le verrou de la porte d’entrée et menace de porter plainte contre moi pour un soi-disant vol de bijoux ou je ne sais quoi, encore une histoire tout simplement hallucinante. Le problème c’est qu’ici on est moins protégé qu’en France. J’ai présenté mon cas à mes collègues, professeurs et même à un vrai avocat, personne ne pouvait rien faire. »

Mais Léopoldine relativise : c’est ce genre d’expériences qui nous font grandir et qui nous apprennent à mieux gérer les éventuels problèmes à venir. 

Et du coup, qu’est-ce qui te plaît à Londres ?

« J’ai une philosophie de vie qui est que chaque personne rencontrée a quelque chose à t’apporter. Et Londres s’y prête complètement. Et puis c’est une vraie effervescence artistique, culturelle, il y a toujours quelque chose à faire. La nourriture aussi ! On dit toujours qu’on mange mal, c’est faux, ils ont des restaurants géniaux. Allez à Wardour Street, à Soho, je l’appelle « la rue de bonne bouffe » justement, c’est terrible. Ils sont excellent dans en brunch, je vous recommande le Breakfast Club, c’est exceptionnel. Et puis tous les marchés, celui aux fleurs sur Columbia Road est fabuleux, on se croirait dans un Disney. Les parcs aussi, ses immensités de natures à côté de la ville, j’adore. Il ne faut pas louper Hampstead Park. Et la mentalité des gens. Elle est aussi très différente, c’est aussi l’une des raisons pour laquelle je n’ai pas envie de rentrer. »

En effet, notre future avocate se voit bien faire un doctorat ici.

« Leur système scolaire est au top, les professeurs connaissent ton prénom, tu as leur numéro de téléphone si tu as un problème. Et surtout, on s’intéresse plus à toi, à ton caractère et tes expériences, contrairement en France où l’on privilégie encore les diplômes. Et puis on te laisse ta chance, même si tu n’as pas d’expérience tu trouveras un petit travail facilement, ici c’est l’humain avant tout. »

Des points négatifs dans tout ça ?

« Trop de français. Il faut se forcer un peu si l’on veut progresser en anglais et sortir de ses habitudes. Je n’ai pas trop eu ce problème car je parle beaucoup, des fois j’arrête les gens pour leur dire que j’aime leur manteau, ou dans le métro quand je lis en anglais je demande ce que veut dire tel ou tel mot, ils te regarderont peut-être bizarrement mais ils sont toujours très ouverts. Malgré ça, il faut persévérer pour entrer dans leur cercle d’amis. Les prix évidemment sont complètements fous, mes amis en France n’en reviennent jamais. Et puis le mauvais temps, j’ai beau essayer je ne m’y fais pas et c’est lassant. Enfin je dis ça mais je compte bien rester ici. »

Car quand on parle de retour, Léopoldine est très réaliste : après un an ici, retourner à sa routine passée n’est pas envisageable. 

« La mentalité n’est vraiment pas la même. Par exemple quand je suis rentrée pendant les fêtes, mes amis m’ont dit que j’étais devenue trop tolérante. Ça m’a beaucoup marqué. En effet la vie, la dimension, le rapport humain est différent. Et même si le coût de la vie et des études me mettent la pression et que je me demande parfois si je vais réussir à tenir la longueur avec ce rythme, le retour en France n’est pas dans mes plans. »

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