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Par anais | 2016-04-01 13:56:43 | 1554 vues | 0 Commentaire

Jean-Marie a 25 ans et nous vient de la région d’Avignon. L’expatriation et lui, c’est une histoire qui dure depuis plus de 10 ans. La meilleure décision qu’il ait prise dans sa vie ? Celle de venir s’installer à Londres, il y a exactement un an.

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Nous rejoignons Jean-Marie en bas de la tour HSBC à Canary Wharf, où il travaille depuis son arrivée à Londres. Encore en costard-cravate, direction le pub d’à côté pour partager la première bière en terrasse de l’année.

Que fais-tu à Londres ? Et pourquoi cette ville en particulier ?

« J’ai emménagé ici le 1er avril 2015, il y a pile un an ! Je fais un V.I.E chez HSBC, dans la finance de marché. J’ai choisi Londres, premièrement parce que c’est l’une des plus grosse place financière. Je souhaite devenir trader par la suite et je sais que je suis au bon endroit pour ça. Travailler à HSBC me permet d’avoir un premier pied dedans, de me faire des contacts, une expérience. Et ensuite, parce que c’était la seule ville qui me tentait pour revenir vivre en Europe. »

Son arrivée ici, Jean-Marie ne la vit pas comme un départ mais plutôt comme un retour. Car sa vie d’expatrié a commencé il y maintenant dix ans. 

« À seize ans, mes parents ont déménagé au Canada, à Montréal. J’y ai fait mon lycée et quand ils ont décidé de rentrer, moi j’ai pris le risque de rester là-bas. Après quelques années là-bas je suis parti six mois en Australie, qui n’ont pas donné grand-chose. Puis une opportunité s’est présentée ici et me voilà. »

Et alors Londres, c’est comment ?

« J’adore cette ville, parce qu’elle regroupe tous les points positifs des villes où je suis passé avant. Les gens ne sont pas stressés, comme à Montréal, c’est une très grande ville comme New-York et il y a le côté Européen comme à Paris, où le ciel est dégagé, sans trop de buildings, on peut voir le soleil. Quand il y en a. Ce que je préfère, ce sont les pubs. Il y a une ambiance qui ne se retrouve nul par ailleurs, c’est toujours chaleureux. Il y a moins de distance entre les gens aussi, ils sont hyper ouverts. »

Après tous ces voyages, l’installation et l’adaptation ici se sont faites facilement ?

« Mon arrivée ici ça a été une grande aventure! Je revenais d’Australie et je n’avais quasiment plus d’argent. J’avais quelques 300 £ pour tenir une semaine, autant dire qu’à Londres ce n’est vraiment pas grand-chose. Ma première vraie galère ça a été l’accent british, je pensais que l’australien m’avait préparé à tout mais finalement celui-ci est bien plus compliqué. Les démarches administratives aussi ont été un peu compliquées, pour l’ouverture d’un compte en banque notamment. Et leur système de caution, ça n’existe pas ça à Montréal. »

Après un bref passage à Isle of Dogs, notre globe-trotteur vit aujourd’hui vers Old Street, un quartier plus central, qui permet d’aller n’importe où en trente minutes et surtout, un quartier vivant plein de bars et de restaurants, où sortir faire la fête.

« Mes six-sept premiers mois ici, je sortais énormément, j’avais envie de faire la bringue et je l’ai bien faite ! Mais avec du 60-80 heures par semaine et en faisant la fête avec le peu de temps libre que j’avais, ça ne laissait pas beaucoup de temps pour découvrir des choses à côté. Du coup,  je me suis un peu calmé. Depuis je me suis mis au tennis et au jogging et je vais voir des matchs d’Arsenal. L’ambiance sport ici est différente et j’aime ça. Et puis j’adore voyager, alors je me prévois plusieurs visites en Angleterre, comme Cardiff, Brighton, bientôt Bristol, mais aussi dans d’autre pays. L’avantage de Londres, c’est que tu peux aller partout et très facilement, je n’ai jamais vu autant d’aéroport dans une même ville. Dans quelques semaines par exemple je vais en Norvège et pour trois fois rien. »

Tes endroits favoris ?

« Pour sortir, ce serait Shoreditch, Camden ou Leicester, même si je trouve ce quartier un peu surfait. J’aime beaucoup Camden car c’est vivant de jour comme de nuit. Pour les after-work, direction Bank, Canary Wharf ou Southwark, qui a plein de super rooftops. Et sinon tout ce qui est Victoria, Regent ou Hyde Park, j’aime bien y faire un tour. »

Des points négatifs pour Londres ?

« L’été qui n’existe pas. Bien que je vienne du sud, le froid ne me dérange pas. J’ai vécu des années dans un pays où il fait -40° l’hiver. Mais où il fait 40° l’été. Ici le temps est le même tout au long de l’année. Le métro qui est cher mais qui est bien foutu, et puis les prix en général. Pour une première expérience ça peut être assez traumatisant, faut s’accrocher. Je pense que si j’étais venu ici à 18 ans, je n’aurais pas tenu. Du coup, je comprends que cette ville ne convienne pas à tout le monde. » 

L’objectif pour la suite : se trouver un job un peu plus dans son domaine de trader. S’il y a encore quelques mois l’endroit lui importait peu, Jean-Marie reconnaît qu’il se verrait bien rester à Londres pour au moins quatre ou cinq ans encore.

« Ça fait déjà un an mais s’est passé à une vitesse. Une année d’expat’ passera toujours plus vite qu’une année « normale » parce que l’on sort de notre confort, mais à Londres, c’est encore plus marqué. Je peux déjà dire que ça me fera bizarre de partir d’ici. »

Un conseil pour ceux qui aimerait tenter l’aventure ?

« Avant toute chose, regarder pourquoi ici et pas ailleurs. Si tu viens pour faire carrière, dans n’importe quoi, c’est la ville où il faut être. Mais sinon, il suffit d’un VISA pour que toutes les destinations soient possibles et peut-être certaines plus adaptées à votre envie que Londres. Si l’expatriation m’a bien appris une chose, c’est  qu’il faut prendre des risques, parfois même se mettre dans « la mouise » et voir comment on s’en sort. Vos galères, vous finirez toujours par en rire. Pour le logement, ne passez surtout pas par une agence, trouver une coloc c’est simple mais ne rentrez pas dans les galères des agences avec toutes leurs conditions. Et bien sûr, en plus du projet, avoir des sous. Car sinon tout ce que vous risquez de gagner c’est un retour en France en ayant perdu vos économies. Mais même si c’est une ville chère, je suis prêt à mettre le prix parce que j’aime vraiment trop y vivre. »

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