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Par anais | 2016-06-01 17:01:13 | 1872 vues | 0 Commentaire

Véritable globetrotteuse, c’est à Londres que Cécile a décidé de poser ses bagages pour un bon moment. Ici depuis un an et demi, son aventure londonienne n’a pas été de tout repos. Rencontre.

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Cécile a 28 ans et est originaire de Paris. Après son bac, elle décide de partir à l’étranger, une envie qui la taraude depuis ses 8 ans.

« Je voulais d’abord partir aux États-Unis comme au pair puis finalement j’ai choisi le Mexique. Et j’ai littéralement adoré. Découvrir une nouvelle culture, de nouvelles façons de penser, c’est juste génial. Je suis ensuite passée par les USA pour un an mais je n’ai pas vraiment aimé car j’étais au pair et il me manquait cette indépendance que j’avais avant. J’ai tenu sept mois puis j’ai travaillé le reste de l’année dans l’édition et ça, c’était super. Puis j’ai eu envie de reprendre mes études mais pas en France, donc j’ai tenté le Canada. »

Malheureusement sa candidature n’a pas été retenue. Impossible pour notre voyageuse de rester en France, elle opte donc pour un tour du monde. En un an, elle sera passée par une dizaine de pays comme la Malaisie, le Ghana, le Sri Lanka, le Vietnam ou encore la Suisse. En Août 2010, elle retente les études d'économie au Canada et est acceptée.

« Je suis partie pour quatre ans mais finalement je n’ai pas vraiment aimé. Il y avait une mentalité qui ne collait pas avec moi, socialement ils ne sont pas aussi avenants que dans les autres pays où j’ai pu vivre. Je ne comptais donc pas rester après mes études mais comme à l’époque j’étais fâchée avec la France je suis repassée par les USA quelques mois avant de devoir rentrer. »

À ce moment-là, l’idée de monter à Londres lui trottait en tête depuis quelques années. Pourquoi cette ville ?

« C’est pour moi un bon compromis entre les États-Unis et la France. Et puis après neuf ans de vadrouille, je sentais un peu le besoin d’être plus proche de ma famille et de me poser un peu. C’était donc une bonne alternative. »

Mais ce sont des débuts un peu compliqués que rencontre notre parisienne. 

« Les huit premiers mois à Londres ont été quelque peu rudes ! Je me suis fait voler par un français que j’avais rencontré en auberge et avec qui je comptais prendre un appartement en coloc. Il s’est volatilisé avec toutes mes économies qui allaient me servir à payer le loyer et le déposit de notre appartement… Heureusement un ami m’a hébergé jusqu’à ce que je trouve quelque chose. Entre temps j’avais commencé à travailler chez French Connection et le jour où je reçois ma première paie, je l’invite à manger pour le remercier. Quand on est rentré, on s’était fait cambrioler. On peut dire que c’est de la poisse. Je suis aussi tombée sur un vrai dérangé lors de ma première colocation. Le gars m’espionnait tout le temps, il n’arrêtait pas de m’appeler alors qu’il était dans la pièce d’à côté, le soir il restait derrière ma porte pour voir si je dormais. Je suis restée 24 heures et je suis partie directe ! »

Aujourd’hui Cécile vit dans une jolie maison avec des amis dans le coin de Seven Sisters. Bien que la première année fût éprouvante, notre parisienne n’a pas baissé les bras pour autant. Après avoir travaillé dans la vente, elle est aujourd’hui employé en cyber sécurité, un métier qui lui permet de profité plus facilement de Londres.

« Trouver un travail ici est simple, mais un travail décent moins. En vente ou même en pub, tu peux travailler plus de 50h par semaine et encore. Ça fait beaucoup surtout quand on est quelqu’un qui aime sortir ! Et puis c’est loin de ce que je veux faire par la suite. Mon but est toujours de travailler dans la finance, à Bloomberg. Et puis malgré tous ces événements, je suis contente d’être ici, avec mes expériences de voyage, j’ai appris à prendre du recul sur la situation. »

Maintenant que ça va mieux, qu’est-ce qu’il te plaît à Londres ?

« La spontanéité des gens, ils sont toujours partant pour sortir, il y a une vraie joie de vivre. J’aime qu’il y ait pleins de choses à faire et la diversité de cette ville. Le fait qu’il y ait plus de travail qu’en France par exemple. Et puis les transports, bien qu’ils soient chers, sont très bien. J’adore le côté folklore de Londres, sa mode coloré et qu’ici, tu peux bien être habillé comme tu veux, on ne te mettra pas de barrière pour ça. Mes piercings par exemple, on m’encourage à les garder ! Pourtant je travaille avec de grosses entreprises. J’aime aussi la vie qui ne s’arrête jamais, notamment le dimanche. »

Et qu’est-ce que tu lui reprocherais ?

« Eh bien malgré tout, les gens sont un peu moins spontanés à sortir de leur groupe d’amis. Les loyers hors de prix, c’est évident. Le fait que dans certains domaines, le salaire se fait un peu à ta tête. Dans le domaine de la beauté, que ce soit dans le maquillage ou même la coiffure ils ne sont pas très bons. Pour les couleurs de cheveux, pas de problèmes mais pour le reste ce n’est pas top. L’accès à la santé et les assurances qui sont moins bons que chez nous, d’ailleurs pensez à avoir un GP rapidement en cas de problème ! Et puis les problèmes de drogue. Faites attention quand vous sortez, ça m’est arrivée de me retrouver aux urgences car quelqu’un avait versé un truc dans mon verre. Heureusement j’étais avec des amis mais soyez vigilant, on n’y pense pas suffisamment. »

Pour cette petite interview, nous nous sommes retrouvés au Bike Shed, sur Old Street, l’un de ses endroits préférés. Elle recommande aussi de faire un tour au Loading Game Bar vers Dalston, un bar avec jeux vidéo, jeux de sociétés et qui fait karaoké certains, une super ambiance à découvrir une fois dans sa vie ; au restaurant péruvien Pachamama à Marylebone, au Beam Café qui vous sert de super brunch, au Bike Coffee à Deptford…

« Avec l’été qui arrive, allez faire un tour sur Warren Street, il y a plein de cinéma en plein air, c’est chouette. J’aime beaucoup le Birdie Num Nums, un café qui fait aussi des spectacles de burlesque, c’est un super endroit. Ah et le Job Centre ! Pas celui où l’on cherche du travail, non lui c’est un bar sur Deptford, à l’intérieur tout cosy, tout mignon, j’aime y aller pour étudier. »

Pour la suite, Cécile se voit évidemment rester ici, travailler quelques temps encore en cyber sécurité puis trouver quelque chose en finance. En parallèle, elle se lance dans l’ouverture de sa propre boîte avec une amie. Un projet encore un peu secret pour le moment, à suivre. Des conseils pour ceux qui souhaiteraient venir ici ?

« N’ayez aucune attente, comme ça vous ne serez jamais déçu. Ne cherchez pas non plus à appliquer le modèle français, si tu es parti ce n’est pas pour retrouver la même chose. Il ne faut pas non plus s’attendre à ce que vos diplômes vous servent, ici il faut travailler pour avoir les choses. Ne pas toujours se rabattre sur la communauté française, découvrir la population locale c’est ce qu’il y a de mieux pour découvrir un pays. Je conseille aussi de prendre des initiatives, ça paiera toujours. »

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