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Par nadege | 2014-10-27 12:39:19 | 3603 vues | 0 Commentaire

Le 58th BFI LFF a pris fin et parmi les 248 films présentés, la rédaction de bealondoner.com en a choisi ses 10 préférés. Ces longs métrages pour certains sont déjà sortis en salle ou sortiront durant l’année 2015. De quoi prendre un peu d’avance sur les films à ne pas rater dans les salles obscures. 

Mommy de Xavier Dolan

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Pour Mommy, le jeune prodige canadien, traite une nouvelle fois le sujet de la mère et se sa relation avec son fils (J’ai tué ma mère). Mère célibataire, Diane (Anne Dorval) vit avec son fils Steve (Antoine-Olivier Pilon) atteint d’un grave trouble de la personnalité. L’adolescent déscolarisé à cause de son tempérament violent et irascible se retrouve au centre de l’attention de sa mère et d’une mystérieuse voisine, Kyla (Suzanne Clement).Prix spécial du jury au dernier festival de Cannes, Mommy est un film bouleversant sur l’amour filial. On y retrouve un trio d’acteurs impeccables qui donnent vie au scenario de Dolan, qui filme ses personnages de tout près pour y  faire transpirer leurs émotions à fleur de peau. Un grand film, émouvant et beau sur la liberté. Probablement notre favori du festival.

Une Nouvelle Amie de François Ozon

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Le réalisateur de 8 Femmes et Swimming Pool réalise Une Nouvelle Amie, qui sort en novembre en France. David (Romain Duris) perd sa femme et se retrouve seul avec sa fille. La meilleure amie de sa femme, Claire (Anaïs Demoustier) qui a promis à son amie défunte de veiller sur sa famille, se retrouve face à face avec le secret de David pour face à ce deuil…Duris se transforme alors de David en Virginia, son double féminin qui ressemble étrangement à sa femme décédée...

Confusion des genres et des codes familiaux, Ozon nous embarque dans une intrigue hitchcockienne. La femme défunte revient hanter les personnages principaux mais pas comme on s’y attend. Ozon décortique les rôles familiaux, la mère, le père deviennent interchangeables. Emouvant et juste, La Nouvelle Amie est aussi un film assez drôle. Les transformations successives de Romain Duris en une Virginia Ultra Glamour font sourire mais jamais sans se moquer. C’est aussi l’histoire d’une souffrance profonde qui est racontée par Ozon, dans la confusion des genres. Un hymne à la tolérance qui fait du bien et qui semble bien nécessaire par les temps qui courent… 

The Imitation Game de Morten Tydlum

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The Imitation Game, c’est avant tout une histoire vraie, celle d’Alan Turing, un mathématicien anglais de génie et accessoirement l’homme qui permit aux alliés de gagner la seconde guerre mondiale face à Hitler en décryptant le code Enigma. C’est Benedict Cumberbatch, star de la série anglaise Sherlock, qui tient le rôle de Turing.

Un personnage complexe qui fut mis à l’amande pour être homosexuel malgré ses heures héroïques pendant la guerre.Ce drame historique dépeint les difficultés que rencontrent Turing à faire entendre ses idées, d’abord sur ses efforts à décrypter le fameux code utilisé par les allemands et aussi à être lui-même dans une Angleterre homophobe. En effet, l’homosexualité en ce temps était considérée comme un crime. Cumberbatch interprète à merveille cet outsider, un Geek taciturne et motivé par la seule résolution de cette équation mathématique, qu’il résout en inventant l’ancêtre de l’ordinateur.

Le réalisateur norvégien, Morten Tydlum a été ému par le scenario écrit par Graham Moore sur ce mathématicien dont les prouesses ont été reconnues sur le tard. Une histoire d’outsider que le réalisateur de Headhunters (2011) a su mettre en scène avec brio.Même si le sujet du film est grave, le scenario ne manque pas d’humour. Un flegme tout britannique que Tydlum a réussi à capter avec un casting de premier choix. On retrouve le redoutable Charles Dance (Game of Thrones) très à l’aise dans le rôle d’un général des armées super antipathique s’opposant aux idées de Turing mais aussi Matthew Goode (Match Point) et Allen Leech (Downton Abbey).Un casting 100% Britannique pour un film 100% réussi qui devrait mettre Benedict Cumberbatch sur la voie des Oscars.

Labour of Love de Aditya Vikram Sengupa

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Sur fond de crise économique en Inde, un couple vit dans un appartement de Calcutta, sans jamais se voir car leurs jobs respectifs se passent, la nuit pour l’homme et le jour pour la femme. Deux vies parallèles dont seule la force de leur amour semble être le lien qui unit ces deux personnages. On les voit chacun vaquer à leurs taches ménagères, seuls. Mais chacune de ces taches est faite pour celui qui est absent. De magnifiques plans séquences sur les personnages allant à l’autre bout de la ville pour travailler, malgré la colère des manifestants qui gronde dehors, dégagent une sérénité et une langueur à ce film magnifique. Le réalisateur, Aditya Vikram Sengupa est aussi le scénariste et monteur du film. Un long métrage très personnel sur la situation économique de son pays. Un film qui rappelle les grandes heures du cinéma indien avec Satyajit Ray ou encore Ritwik Ghata.

Loin des Hommes de David Oelhoffen

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Loin des hommes est le second film du réalisateur français David Oelhoffen (Nos Retrouvailles 2007). Le scenario est une adaptation de la nouvelle d’Albert Camus, L’Hôte. En 1954, Daru (Viggo Mortensen) vit dans une région éloignée de l’atlas algérien quand les premiers heurts entre français et algériens se font sentir. Il se voit confier la garde d’un jeune villageois accusé de meurtre, Mohammed (Reda Kateb). Les deux hommes décident alors de fuir ensemble la guerre.Un film magnifique, poignant sur cette période de l’histoire qui se recentre sur l’aventure humaine de ces deux hommes. Un film libre et humaniste qui remet au goût du jour les idées de l’écrivain et prix Nobel de littérature français. La bande originale du film a été composée par Warren Ellis et Nick Cave (Bad Seeds), lancinante et obsédante, elle colle parfaitement à l’univers du film. 

Ne me Quitte pas de Sabine Lubbe Bakker et Niels van Koevorden

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Ce film documentaire se déroule dans les Flandres. On se retrouve face à face avec Bob et Marcel, deux hommes seuls qui passent leur vie à boire. Les deux compères pensent au suicide, d’ailleurs le film débute avec Bob qui montre aux cameras l’endroit où il a envie de mettre fin à ses jours, sous un arbre. Seulement au moment de retrouver l’arbre dans la forêt, il a été abattu. Entre pathétique et comédie, on entre peu à peu dans le quotidien de ces deux larrons, l’un francophone et l’autre flamand, qui essayent de soigner leur solitude à coup de gnole. On pense à Strip-Tease, la série documentaire de la RTBF qui était diffusée sur France 3.

Mon Amie Victoria de Jean-Paul Civeyrac

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Ce film est l’adaptation à l’écran d’une nouvelle de Doris Lessing, "Victoria et les Staveney" avec Nadia Moussa, Guslagie Malanda, deux actrices magnifiques. Victoria, une petite fille noire de 8 ans, issue d’un milieu pauvre, découvre par hasard la vie d’une famille bourgeoise et s’en émerveille. Des années plus tard, elle retrouve Thomas, l’un des fils de cette famille. Marie naît de leur histoire d’amour passagère. Victoria décide de ne rien dire à Thomas et d’élever seule son enfant. Lorsque Marie a sept ans, Victoria décide que sa fille doit avoir un meilleur avenir qu’elle, et revient vers cette famille qu’elle a perdue de vue.

Whiplash de Damien Chazelle

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Ce long métrage américain a été réalisé par Damien Chazelle, un jeune réalisateur installé à Hollywood. Whiplash est le premier film de Chazelle, produit avec l’aide de Jason Reitman, il a été récompensé au dernier festival du Sundance par l’Audience Awards.

Basé sur la propre expérience de Chazelle au conservatoire de musique où il apprenait à jouer de la batterie, le scenario dépeint les relations tumultueuses et parfois même violentes d’un professeur (J.K Simmons) et de son élève aspirant à une carrière de batteur de jazz (Miles Teller), dans une prestigieuse école newyorkaise.A la manière de Martin Scorcese filmant Raging Bull, Chazelle dépeint cette relation destructrice faite de sang, de sueur et de larmes. J.K Simmons est terrifiant et drôle à la fois, en professeur aux méthodes peu orthodoxes, qui rappelle le rôle de l’instructeur dans Full Metal Jacket et le jeune Miles Teller met toute son énergie à jouer ce jeune musicien empreint d’une ambition dévorante. Un film haletant et plein de suspens. 

Testament of Youth de James Kent

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Testament of Youth, c’est le récit d’une histoire vraie, celle de Vera Brittain et de trois ses proches qui ont péri lors de la Guerre 14-18. Adaptées ici au cinéma, ses mémoires sont un best seller en Grande Bretagne et un témoignage poignant de ce qu’on a alors appelé la Génération Perdue.Ce drame raconte le parcours de Vera qui raconte comment la première guerre lui a fait perdre son frère (Taron Egerton), son fiancée (Kiiit Harington) et son ami (Colin Morgan). Alors qu’elle est promise à un brillant avenir et se dirige vers Oxford pour faire ses études, la jeune Versa et ses trois proches vont se retrouver au cœur du conflit. Elle, en tant qu’infirmière et eux, dans les tranchées boueuses des Flandres. Une génération qui va payer le prix fort pour être née au mauvais moment de l’histoire.

James Kent, le réalisateur britannique est plutôt un habitué des films pour la télévision et c’est là, sa première réalisation sur grand écran. Il produit un film sublime, fidèle à l’autobiographie de Brittain.Quoi qu’il en soit, Kit Harington sait faire oublier son double de la série d’HBO ( il est Jon Snow dans Game of Thrones) dans Testament of Youth au côté d’un casting de jeunes talents, britanniques comme lui, Colin Morgan et Taron Egerton.Mais la palme revient à Alicia Vikander pour son interprétation de Vera. La jeune suédoise, ancienne danseuse au Ballet de Stockholm, crève littéralement l’écran. La jeune actrice porte le film sur ses épaules. Elle campe une Vera Brittain tout feu tout flamme et a su tirer les larmes des festivaliers lors de la séance de presse. Alors, préparez-vous à sortir vos kleenex !

Biophilia Live de Nick Fenton et Peter Strickland

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Biophilia est un film sur le dernier concert de la tournée Biophilia de Bjork, qui s’est tenu à Londres à Alexandra Palace en 2013. Biophilia est un projet multi disciplinaires et multi media (album, film…) imaginé par la chanteuse et musicienne islandaise. Sur scène, on découvre les morceaux de Biophilia interprétés par Bjork, ses musiciens et sa chorale venue d’Islande. Cheveux oranges en afro, maquillage bleu et costumes de scène futuristes, Bjork fait la démonstration de son talent, au sommet de son art.Le film début sur un texte d’introduction lu par le naturaliste et présentateur télé, Sir David Attenborough (Frozen Planet) et on entre de plein pieds dans le monde de Biophilia. Images de synthèses, instruments de musiques bizarroïdes et la voix de Bjork qui nous transportent au cœur de l’humain et de l’ADN de la planète. Un cours de sciences en musique, sublime et en avance sur son temps.

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