TransferWise-French-Britian--Static-Banners-728x90
Par lizzie | 2014-01-29 13:20:07 | 2957 vues | 0 Commentaire

Le street-artiste français Jean François, alias Jef Aérosol a dévoilé au public son exposition « One Another » avec des chefs d’œuvres désormais mondialement connus. Si son nom ne vous dit rien, il ne fait aucun doute que vous avez déjà admiré son art sur un des murs du monde. Lors du vernissage de son exposition le 28 janvier, Bealondoner.com a rencontré Jef Aérosol et son amour pour les pochoirs.

jeff_aerosol_expose_a_londres.jpg

Lyon, Paris, Tokyo, Berlin... on ne compte plus les villes où Jef Aérosol a laissé son empreinte sur les murs. Considéré aujourd’hui comme un pionnier du street-art, depuis sa tendre enfance, Jef dessine, colle, assemble et peint ce qui attire son regard. Sa marque de fabrique : les portraits et silhouettes. Avec des bombes de peintures et des pochoirs soigneusement dessinés, l’artiste fait revivre un grand nombre de célébrités mais aussi des inconnus rencontrés dans la rue : des musiciens, des enfants, des mendiants, afin de ramener tout le monde au même statut. Ainsi, Serge Gainsbourg, Nelson Mandela ou encore une petite fille rencontrée au cours d’un voyage, ils sont tous passés sous le graff de Jef Aérosol. Le « sitting kid » reste une de ses créations les plus connus, que l’artiste a reproduit de nombreuses fois à travers le monde.

« J’ai peint le kid sur du papier avant de le coller sur un coin de la muraille de Chine. Je voulais rendre hommage à ce lieu chargé d’histoire »

p1030679_(435x580).jpg

Si Jef Aérosol ne se lasse pas de créer, c’est parce qu’il veut réussir à toucher, questionner et émouvoir les gens, à travers la poésie de son art. Un message à faire passer : c’est ce que l’art urbain doit refléter. Ayant grandi dans les années 60-70, Jef Aérosol a été marqué par la révolution culturelle et artistique qui se développait en ce temps-là.

«  Je collectionnais les posters de mes idoles et je les collais dans mes cahiers. Les portraits, les silhouettes, ça permet un impact plus fort. Je reproduisais les photos que je trouvais dans les magazines » explique-t-il.

Après quoi, son ascension a été fulgurante. Il a commencé son premier pochoir à 25 ans, et le monde s’est rapidement questionné sur l’artiste qui signait ses œuvres murales avec une petite flèche rouge. La notoriété a commencé et Jef Aérosol expose désormais en France, mais aussi dans le monde entier lors de festivals et évènements internationaux. Où qu’il soit, l’artiste ne se déplace jamais sans son matériel.

« En voyage à Berlin, c’est complètement par hasard que j’ai fait une œuvre. Je me baladais, j’ai sorti mon pochoir et voilà »

p1030678_(580x435).jpg

Crédit photo : Lizzie Carboni

Jef Aérosol aimerait renouer avec son premier amour : le dessin. Pour ses futures créations, il envisage ainsi de mélanger différentes techniques, pour créer des œuvres encore plus remarquables. Mais même après toutes ces années de pratiques, l’artiste ne se lasse pas de ses pochoirs. Quand vient le moment de le décoller du mur, cette sensation magique et excitante de découvrir le résultat est toujours bien présente. Place ensuite à ce qui sera très vite, un chef d’œuvre urbain.

Infos : Exposition One another, du 29 janvier au 27 février, au French Art Studio, 58 Gloucester road, SW7 4qt, Londres. Tél : 02075841821. 

A lire dans la même catégorie: Reportage

A lire les dernières publications


Ajouter un commentaire :

Title:
Nom / Prénom / Pseudo:
Email: Votre adresse email ne sera pas affichée
Commentaire: