TransferWise-French-Britian--Static-Banners-728x90
Par romy | 2015-05-22 13:27:44 | 2047 vues | 0 Commentaire

Dizraeli était en concert à Londres le 15 avril dernier. Romy Settbon Moore y était et nous donne ses impressions. 

dizraeli_london.jpg

Credit Photo: Dr.

Un soir estival du 15 avril dans la sombre Elgar room au Royal Albert Hall, les nombreuses tables rondes sont baignées dans une atmosphère de Jazz Café traditionnel. La scène est occupée par une contrebasse allongée sur le côté, avec un “loop sampler” accompagné d’un clavier de petite taille. Et, sans oublier une plante verte dont nous apprendrons plus tard qu’elle s’appelle “Mike” !

Arrive Bellatrix chaleureusement présentée par Dizraeli lui-même. De noir vêtue et portant des DrMartens dorées, elle se présente, timide et souriante, impressionnée d’être dans cette salle prestigieuse. Elle nous fait part de ses innombrables talents de musicienne accomplie: 3 fois championne du monde de Beatbox, elle commence avec le plus confortable pour elle. Sa timidité semble s’être volatilisée. Elle semble possédée par un rythme et projette des sons de basse qui sortent de sa bouche collée au micro. 

Ensuite, changement de registre, l’ancienne élève de la Guildhall Shool of Music prend sa contrebasse et captive la salle avec sa version magique de « Wild is the Wind » de Nina Simone. Elle avouera, à la fin du concert, n’avoir commence à chanter qu’en septembre dernier et le conseille vivement à tout le monde !! Bellatrix termine avec sa version de River du duo Ibeyi (les filles jumelles d’Anga Diaz, musicien du Buena Vista Social Club). Elle crée le morceau entier avec son loop sampler, en enregistrant la partie chorale, puis en introduisant du beatbox pour le rythme. Elle rend justice à l’originale, et la salle est hypnotisée par le morceau crée devant nous.

Arrivée  Dizraeli, en robe de chambre et chaussons fatigués !Les influences de Dizraeli proviennent des quatre coins du monde: le folk anglais, le rap américain, le slam, les hymnes religieux, le reggae et le hip hop. Le lauréat du Prix de Poésie Slam de BBC4 arrive en robe de chambre car il veut “recréer l’humeur exacte dans laquelle il écrivait la chanson”. Et il écrit donc ses chansons en robe de chambre la plupart du temps !!Il introduit son spectacle en disant qu’il fait partie d’une tournée dans des salles plus intimes et qu’il apprécie particulièrement la vulnérabilité des artistes lorsqu’ils sont sur scène devant un public attentif.

Sa voix flotte, tantôt rappant, parlant ou chantant accompagné de sa guitare. C’est un moment très privilégié pour lui, et pour les spectateurs.Il mélange le folk avec le hip hop, le soul avec le dubstep, et le résultat donne quelque chose entre Bjork, J Dilla et Passenger…

Même si Dizraeli fait partie d’un collectif base a Brighton :  “Dizraeli and The Small Gods” avec qui il travaille depuis plus de cinq ans, cette fois-ci, il  est seul sur scène.Il rappe beaucoup sur un certain “Nick” qui est apparemment décédé jeune et une de ses chansons plus heureuse est basée sur un clochard à Brighton qui parle à tout le monde, mais est l’homme le plus ennuyeux du monde!‘Any Day Now’, sa chanson la plus émouvante suggère une atmosphère  semblable à une prière, avec l’influence folk anglaise traditionnelle.

Entre chaque chanson, Dizraeli s’adresse au public et l’interpelle avec beaucoup d’humour.En France, nous avons Grand Corps Malade et Abd Al Malik, et en Angleterre, nous avons Dizraeli.

Romy Settbon Moore 

*Lauréate du concours jeune journaliste 2015 organisé par le Magazine l’Echo, Romy Settbon Moore est une élève du Lycée Charles de Gaulle de Londres. Elle a choisi d’écrire un compte rendu du concert de Dizraeli.

A lire dans la même catégorie: Concours

A lire les dernières publications


Ajouter un commentaire :

Title:
Nom / Prénom / Pseudo:
Email: Votre adresse email ne sera pas affichée
Commentaire: