Finir aux urgences ne faisait pas vraiment partie de mon périple londonien… Et pourtant !

C’est en me réveillant un matin, en panique que tout commence. En effet, je n’arrive plus à retirer un des boules quies que j’ai délicatement coincés dans mes oreilles la veille, avant de m’endormir. Après de multiples tentatives d’expulsions du corps étranger, sans succès, je décide de prendre rendez-vous chez un médecin. Après déblatération par téléphone de mon problème plutôt original, je dois l’avouer, l’aimable secrétaire médicale me conseille de me rendre directement aux urgences.
Heureusement, l’hôpital le plus proche n’étant qu’à 5 minutes à pied de chez moi, je m’y rend rapidement. Je me présente à l’accueil et explique mon léger désagrément. On me demande alors de patienter. Après un petit quart d’heure d’attente, c’est avec soulagement que j’entend mon nom prononcé par un médecin.
Avertissement : Ce n’est pas parce que vous êtes en Angleterre que les clichés changent : le «malmenage» des urgentistes avec les malades est aussi d’actualité à Londres. C’est donc en face d’un médecin peu courtois que je me retrouve. J’ai affreusement mal à mon oreille droite, et je suis toujours complètement sourde. Il m’examine rapidement, me dit que tout semble normal, et me renvoie m’assoir. Ma douleur persiste. Me hèle un second médecin. Une femme cette fois-ci, qui reproduit les mêmes gestes que son collègue, et me rapporte la même conclusion : je n’ai rien dans mon oreille ! Impossible pour moi, étant toujours sourde comme un pot.
Etant sûr de ne pas être hypocondriaque, je décide donc de voir un spécialiste, dit un ORL. Le rendez-vous est prévu le lendemain, en fin d’après-midi. C’est donc agacée que je passe une mauvaise nuit ainsi qu’une mauvaise journée, ayant mal et étant toujours sourde du côté droit.
17h, le lendemain, hôpital de Charing Cross. Me voilà dans la salle d’attente de l‘ORL. Après avoir rempli un formulaire, avec noms, adresse, numéro d’assurance, etc…c’est mon tour. Enfin un médecin aimable, qui ne pense pas que je suis paranoïaque. J’explique donc une énième fois mon souci, et me fait examiner. Après avoir identifié le problème au microscope, le docteur me retire, sans mentir, un morceau de boule quies en silicone de 3 centimètres ! Un vrai film d’épouvante !
Mais c’est plutôt la facture qui était la plus effrayante : £250 la consultation, ouuuuuuch ! Explications : la séance en elle-même coûte déjà £150. Ayant utilisé le microscope, se rajoute £100 à la liste. Et ayant retiré un corps étranger, le médecin aurait dû additionner £100 de plus à la note. Voyant mes yeux horrifiés lorsqu’il annonce la facture, il décide de me faire un prix « d’ami ». Merci doc‘, trop aimable. Heureusement que la sécurité sociale va me rembourser…
Satisfaite d’avoir finalement eut raison sur mon état, mais dépitée de la note salée que je viens de payer, je sers la main de l’aimable (mais cher) médecin et m'en vais.
Expensive le boule quies !
Céleste Bonneau